

Pour obtenir le bon profil de voie, des études sont effectuées tout en amont. Les ingénieurs calculent, pour Réseau de France (RFF), les courbes du futur tracé et tentent de réduire les pentes, afin d’éviter l’effet montagne russe. Puis, lors de la construction, un important travail est réalisé sur la plateforme de la voie, ce « millefeuille géologique » constituée de plusieurs couches de matériaux. Son épaisseur et le diamètre des granulats qui le forment sont choisis en fonction des sols rencontrés (zones humides ou inondables, par exemple).
Ensuite, on pose les traverses : une tous les… 60 centimètres. Ces traverses, formées de deux blocs en béton reliés par une entretoise métallique, sont conçues pour résister à une pression d’une tonne. Ce sont elles qui vont accueillir les rails de la très grande vitesse. Ceux-ci sont livrés en barres de 400 mètres et sont soudés entre eux pour former une file continue. Sur la LGV Est européenne, les rails sont fixés aux traverses par un système d’attache mécanique et élastique 100% original : la fast-clip.


