

La naissance du TGV™ ne doit rien au hasard, elle s’inscrit dans une culture française de la Très Grande Vitesse ferroviaire. Lorsque la SNCF lance son projet de « desserte du Sud-Est de la France à Très Grande Vitesse » à la fin des années 1960, elle détient déjà le record mondial de vitesse sur rail (331 km/h) et son Capitole roule à 200 km/h en service commercial, entre Toulouse et Paris.
En juillet 1969, la SNCF retient le projet de train à très grande vitesse, proposé par Alstom. Le 25 octobre 1971, la rame prototype du turbotrain TGV™ 001 sort des ateliers de Belfort. Elle se compose de 2 motrices et de voitures articulées. Les gènes du TGV™ sont déjà là, même si la propulsion fait appel à des turbines à gaz, alimentant les moteurs en électricité. En 1974, en pleine crise pétrolière, le TGV™ passe à une alimentation tout électrique, par caténaire. Un choix crucial qui s’inscrit dans la politique française d'autonomie énergétique. Un choix qui va s’avérer judicieux, faisant du TGV™ un moyen de transport en phase avec nos préoccupations environnementales de ce début de XXIe siècle.


