L’Excellence française de la Très Grande Vitesse Ferroviaire ne date pas d’aujourd’hui. Cela fait plus de 50 ans que la France est à la pointe de l’innovation dans ce domaine. Une expérience, rythmée par une série de records, plus impressionnants les uns que les autres… Première date-clé : 1955, la SNCF établit un double record mondial sur la ligne des Landes, de Bordeaux à Dax. Le 28 mars, la motrice électrique Alstom CC 7107 atteint 320 km/h. Le lendemain, la BB 9004 JEUMONT – SCHNEIDER place la barre encore plus haut, à 331 km/h… Une performance qui ouvre la voie à une vitesse d’exploitation de 140 km/h en service quotidien.
Au début des années 1970, Alstom et la SNCF sont entrés dans l’ère du TGV™. Le 7 décembre 1972, le TGV™ 001 (encore propulsé par une turbine à gaz) atteint les 318 km/h, record de vitesse mondial pour un matériel thermique. Mais ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard, que le TGV™ peut donner la pleine mesure de ses possibilités, en empruntant une ligne conçue pour lui. Le 26 février 1981, la rame TGV™ n° 16 (réduite à 7 caisses et équipée de roues de plus grand diamètre) bat le record du monde de vitesse, sur la LGV Sud-Est, en atteignant 380 km/h.
A partir de cette date, le TGV™ ne va cesser de reporter les limites de la Très Grande Vitesse Ferroviaire. Le 12 décembre 1988, la rame TGV™ PSE 88 atteint 408,4 km/h au cours des essais de la chaîne de traction synchrone des futurs TGV™ Atlantique. Un an plus tard, le 5 décembre 1989, la rame TGV™ Atlantique n° 325 roule à 482,4 km/h. Et le 18 mai 1990, elle atteint 515,3 km/h, près de Vendôme. Un record toujours inégalé… sans doute plus pour très longtemps !